Les saisons de la vie : un poème sur la croissance et le changement
Résumé
Therapy Corner partage un poème qui retrace la vie, des premiers jours d’un bébé à l’enfance, l’adolescence, l’âge adulte et la vieillesse. Le changement des saisons évoque la croissance, les souvenirs et les expériences qui rapprochent les membres de la communauté.
Un poème écrit en 15 minutes par @<3
Un bébé éclot sous le soleil du matin, une petite vie vient tout juste de commencer. De petites mains qui se tendent et apprennent à grandir, tant de chemins restent encore à parcourir. Le monde est lumineux, intact et nouveau, avec des ciels aux innombrables nuances de bleu. Comme les fleurs qui s’éveillent à la fin de l’hiver, la vie commence doucement, avec du temps devant soi. Un enfant court libre sous le ciel d’été, à la poursuite des nuages qui passent. Rires pieds nus, genoux écorchés, aventures portées par la brise. Puis l’adolescence commence à se profiler, avec des rêves qui changent et des peurs grandissantes. Le soleil brille toujours, mais le temps passe vite : on réalise peu à peu que l’enfance ne durera pas. Les feuilles deviennent dorées, puis s’envolent, tandis que la jeunesse devient un jour de plus. L’âge adulte apporte l’amour et les épreuves, et des choix qui façonnent le cours de la vie. On bâtit ses rêves, on apprend, on tombe, et l’on se relève malgré tout. Et comme les arbres qui perdent leurs feuilles, on apprend que grandir, c’est aussi savoir partir. Bientôt, les années deviennent paisibles, les vents s’apaisent, et l’argent apparaît là où il y avait autrefois du noir. Des mains ridées serrent contre elles les souvenirs des jours d’enfance et des nuits d’été. Le monde extérieur peut se couvrir de blanc, mais les souvenirs gardent leur lumière dorée. Et même si la dernière saison approche, toute une vie demeure dans ces années. Car chaque printemps doit céder la place à l’automne, et l’hiver vient pour chacun. Pourtant, la vie ne se résume pas au temps qui s’écoule : elle est chaque rire, chaque larme, chaque ciel. Du premier souffle à la flamme ultime, nous changeons de saison, mais restons une part de quelque chose d’éternellement vrai : les saisons changent, et nous aussi.